Sultani Makenga, M23 (archives) — M23 et dialogue national : Kinshasa exclut la rébellion armée du chapitre politique
AnalyseSécurité & politique

21 septembre 2026

M23 et dialogue national : Kinshasa exclut la rébellion armée du chapitre politique


Faits. Le processus de dialogue annoncé à Kinshasa vise des consultations nationales sur les réformes et la paix. Le gouvernement congolais et une large partie de la classe politique — dont la déclaration récente de la Chambre basse sous la plume d'Aimé Boji Sangara — excluent le M23 de toute table politique tant que le groupe reste armé et occupe ou menace des localités au Nord-Kivu.

Ce que dit Kinshasa

La ligne officielle : le M23 n'est pas un parti, c'est une rébellion soutenue depuis l'étranger. L'intégrer comme acteur politique légitime reviendrait, selon la majorité, à récompenser la violence et à fragiliser la souveraineté. Les négociations humanitaires, les cessez-le-feu et les voies militaires (FARDC, coalitions régionales) restent des canaux distincts du dialogue « national ».

Ce que répondent les voix d'opposition

Plusieurs leaders de la C64 estiment que l'exclusion totale du M23 du débat public alimente la guerre par d'autres moyens. D'autres, y compris dans l'opposition modérée, rejoignent la ligne « pas de politique pour les fusils ». Africa 1 distingue ces positions sans les confondre avec la défense de l'intérêt national.

Notre lecture

Opinion. Accélérer le dialogue national ne signifie pas ouvrir la porte au M23 comme interlocuteur politique : cela signifie clarifier le calendrier, les thèmes et les garanties pour les Congolais qui n'ont pas pris les armes. Parallèlement, la reprise des territoires par la FARDC et les Wazalendo reste le socle de crédibilité de l'État à l'Est.

À surveiller

  • Communiqués du Conseil de sécurité et des processus de Washington / Doha.
  • Évolution sécuritaire autour de Sake, Goma et Masisi.
  • Position des gouverneurs du Nord-Kivu et du Sud-Kivu sur les consultations locales.